La reconnaissance comme politique de participation, de réalisation de soi et de la différence

Auteurs

  • Dr Louis Université d'Etat d'Haïti Auteur·e

DOI :

https://doi.org/10.65146/chantiers.v1.i1

Résumé

Cet article émane de ma thèse doctorale en sociologie sur la problématique de la capacité des populations marginalisées d’organiser des actions collectives dans le cadre des luttes pour la reconnaissance. Je passe en revue les conceptions de quatre auteurs sur la thématique de la reconnaissance : Nancy Fraser (1996), qui traite de la reconnaissance comme une nécessité de faire participer l’autre, en mettant en place une politique de redistribution fondée sur la justice sociale et l’équité ; Axel Honneth (2004), qui, dans une perspective individualiste, analyse les facteurs pouvant empêcher à l’individu ou à des groupes d’individus de jouir de leurs droits dans une société, Charles Taylor (1992), qui prône une politique de la différence comme garante de la reconnaissance et du respect des droits et de la culture de l’autre caractérisé par sa singularité, sa différence d’avec l’ensemble des éléments du corps social ; enfin, Jürgen Habermas (1996) et Will Kymlicka, qui, à côté de l’analyse de Taylor, parlent de la nécessité de respecter la culture des groupes ethniques tout en les intégrant à la société.

86 Lectures
12 Téléchargements
0/5 0 votes
Notes

Publiée

2026-09-14

Pages

19-37

Numéro

Rubrique

Articles de recherche empirique