Vers la mise en place d’un modèle d’intervention d’appui psychosocial
DOI :
https://doi.org/10.65146/chantiers.v1.i1Mots-clés :
Haïti — tremblement de terre — appui psychosocial — résilience — verbalisation — deuil symbolique — intervenantes — CAFA — psychologie humaniste — constructivisme.Résumé
Ce texte présente le résultat d’une formation organisée par le
groupe Recherche Action Formation- RAF sous la coordina
tion de l’auteure. La formation a été dirigée aux intervenantes
du Centre d’Appui Familial CAFA qui accompagne un groupe
d’enfants et de jeunes filles de et dans la rue. La plupart de ces
intervenantes sont actuellement membres de l’organisation
SOFALAM (Solidarite fanm pou lavi miyò) qui regroupe diverses
femmes ayant, au cours de leur enfance ou de leur jeunesse,
bénéficié de l’intervention du CAFA. La formation a été financée
par IAMANEH, une organisation suisse qui appuyait le CAFA et
qui supporte encore SOFALAM. Celle-ci prend la relève du CAFA
dans le travail d’accompagnement d’enfants et de jeunes filles de
et dans la rue.
Il s’agit d’une modeste contribution dans le travail d’appui
psychosocial qui se fait en Haïti depuis après le séisme du 12 jan
vier 2010. En effet, plusieurs intervenants / intervenantes, plusieurs
institutions font de l’appui psychosocial. Mais jusqu’à date, nous
sommes à quatre (4) années du tremblement de terre, on ne s’entend
pas encore sur ce que c’est et quelles doivent être les références théo
riques, culturelles et méthodologiques de ce travail si important dans
le contexte actuel. Une certaine systématisation des expériences
est nécessaire pour avancer dans ce domaine d’intervention et de
recherche qui s’impose dans le contexte actuel.
Il ne s’agit pas d’un travail exhaustif. Plusieurs aspects
manquent. Il doit être alimenté avec la pratique d’intervenants
tes divers. C’est une première expérience qui est appelée à être
enrichie avec le temps, la pratique et la réflexion. Ce travail
est loin d’être parfait. D’ailleurs, il n’avait pas pour objectif la
recherche de la perfection.
Ce texte comprend neuf points. Le premier, le contexte
qui a motivé à la tenue de l’atelier ; le deuxième, l’urgence de
l’intervention ; les références de l’intervention, le contenu de la
formation et la planification sont présentés respectivement aux
points 3, 4 et 5. Les autres points présentent quelques résultats
et perspectives (point 6), la conclusion, les leçons apprises, et un
poscriptum terminent ce texte.
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