De la reconnaissance et le passage obligé à une philosophie du « soI »

Auteurs

  • Dr Dorismond Université d'Etat d'Haïti Auteur·e

DOI :

https://doi.org/10.65146/chantiers.v1.i1

Mots-clés :

Reconnaissance ; participation ; justice sociale ; redistribution ; réalisation de soi ; identité ; différence ; minorités ; discrimination ; autonomie ; émancipation ; rapports de pouvoir.

Résumé

La pensée d’Axel Honneth nous offre un point de départ sti
mulant pour à la fois penser les conditions de la résistance 
aux dérives réifiantes des sociétés, en particulier la révolte des 
esclaves, et la capacité à fonder à partir de la lutte elle-même 
une normativité1 qu’il résume dans le concept de reconnaissance, 
ou plus précisément, de lutte pour la reconnaissance. Partant de 
ce qui représente dans les sociétés les malaises auxquels sont 
assujettis les sujets, Honneth nous conduit à une méthode, proche 
de ce qui se pratique dans les sciences médicales : la société doit 
être diagnostiquée, ensuite repérer ce qui peut etre considéré 
comme causes des pathologies sociales. Le diagnostic des patho
logies sociales conduit à une pensée de la normalité. En cela, la 
pensée de la reconnaissance honnethienne doit être entendue 
comme une thérapie des maladies dont souffrent les sociétés à 
capitalisme avancé qui a pris son point de départ dans l’escla
vage caribéen. Etant donné que la société ne peut être entendue 
entièrement dans le sens d’un tout homogène, nous dirions que 
la théorie de la lutte pour la reconnaissance se veut un geste 
qui consiste à suggérer le mode de normalité qui se dégage des 
pathologies mêmes de la société. En d’autres termes, la réalisation 
de soi, étant posée comme le projet fondamental de l’homme 
dans l’existence, représente ce que toutes organisations sociales 
et politiques doivent garantir aux citoyens.

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Publiée

2026-09-14

Pages

36-59

Numéro

Rubrique

Articles théoriques ou essais analytiques