Haïti – politique Post-séisme/Mouvements populaires et partis politiques : La permanence de l’impuissance
DOI :
https://doi.org/10.65146/chantiers.v1.i1Mots-clés :
Haïti — post-séisme — mouvements populaires — partis politiques — impuissance — refondation de l'État — crise politique — mobilisation sociale — représentation politique — dépendance.Résumé
Les agitations et réflexions politiques enregistrées dans le
contexte immédiat de l’après-séisme se sont vite dissipées
dans la foulée du scrutin tenu au cours de l’année 2010. Le prin
cipal objectif qui était généralement poursuivi a été d’expliquer
les raisons qui ont tourné au drame le séisme du 12 janvier 2010
et de mettre en perspective les enjeux politiques liés à l’impératif
de la refondation de l’État.1 Le premier tour des élections prési
dentielles et législatives s’est déroulé dans une totale confusion
le 28 novembre 2010. Le même jour, 12 des 19 candidats à la
Présidence assimilaient le scrutin à une farce et exigeaient son
annulation. Le lendemain deux d’entre eux – Michel Joseph
Martelly et Mirlande Hyppolite Manigat – font volte face, se
désolidarisent du groupe des 12.
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